
William Clarke Quantrill est un homme pro-esclavagiste et surtout pro- sudiste, il dirige une bande de cavaliers pillards, Je trouve intéressant de m' attarder sur son cas, car ayant vraiment exister il me semble assez important.
1/ Apparition :
Il apparaît dans une seule bande dessinée des Tuniques Bleues ( N° 36 Quantrill ) qui porte son nom.
2/ Le personnage :
Quantrill a des cheveux noirs, il est de taille moyenne ( même taille que le sergent Chesterfield ) mais surtout ce chef sudiste est très intelligent.
Chesterfield parle de lui : " C' est un ancien instituteur de l' Ohio qui n' as jamais caché ses sentiments pro-esclavagistes, on le dit très influencé par ses deux lieutenants les frères James : Frank et Jesse.
"Il déteste que quelqu' un discute ses ordres : " On ne discute pas ! On obéit !… " et il veut que tout le monde l' appel : " MÔSSIEUR QUANTRILL ! " William Clarke est parfois colérique, a horreur des inconnus dans sa bande, n' aime pas qu' on soit couvert devant lui, ni que l' on touche aux morts et les gens qui les touchent ( comme les détrousseurs de cadavres ).
Voilà son tempérament et son caractère définis dans la bd.
3/ Les débuts de Quantrill : d' après un texte historique.
Quantrill est né à Dover ( Ohio ) le 31 juillet 1837, ainé de huit enfants. Malgré que son père, Thomas Henry fut impliqué dans plusieurs scandales, son enfance se déroule sans incident. A 16 ans il est diplomé d' une grande école et enseigne bientôt dans celle de Dover.
En 1854, le père meurt et Quantrill se retrouve brusquement soutien d' une famille qu' il ne peut faire vivre.
Il décide alors de partir vers l' ouest et d' y faire fortune. Il échoue et rentre chez lui en 1856 avant de définitivement s' enfuir ( loin des créanciers ! ) et avec la complicité de sa mère, part pour le Kansas.
Il fait même état de convictions très nordistes à ce moment mais opère une complète conversion après s' être pris d' amitié avec une bande de conducteurs de chariots originaires du sud. En 1860, Quantrill s'associe avec une bande de " border ruffians " menée par la famille McGee, plutôt " esclavagiste ", puis avec le capitaine Stewart, autre chef de bande mais franchement abolitionniste !
On vole des cheveaux...ou des esclaves, en fait tous ces gens " font de l' argent " et c' est bien ce qui intéresse le plus Quantrill à présent.
Il a compris que le vol était le moyen le plus rapide de faire fortune ! Naissance d' une " guérilla "
Il s' engage dans l' armée sudiste en 1861. Lui et quelques soldats pillent la ville d' Osceola, ce fut une de ces rares actions pour l' armée car peu de tant àprès, il l' a quitte comme beaucoup d' hommes à l' invitation même du général Price, encombré de trop de recrues qu' il ne peut équiper.
Dans les blues Springs, comté de Jackson, Quantrill et un ami, Andrew Walker, rassemblent un petit groupe afin de s' opposer aux exactions des Jayhawkers de la région.
L' hiver venu, si Walker et la plupart des hommes rentrent chez eux, ceux qui démeurent vont constituer le noyau de la bande dont Quantrill va prendre la tête.
Pourquoi lui ? Quantrill est excellent cavalier et bon tireur, il a l' expérience de la guérilla comme de la guerre classique ayant fait partie de l' armée régulière, il est courageux, intelligent, éduqué...en bref...c' est un chef né.Quantrill adhère définitivement à la cause sudiste.
Il adopte un code de l' honneur personnel qu' il entend faire partager à ses troupes : Il tient ses engagements, accepte les redditions, libère ses prisonniers sur parole, essaie même l' échange de prisonniers, et promet la mort immédiate pour qui brutaliserait oui violerait une femme.
Bien sûr il liquide sans pitié tout homme qui lui résiste, civil ou militaire.
4/ La bande : d' après la bd.
Cornélius fait un descriptif rapide de la bande : " Il s' agit de la bande des tristement célèbres cavaliers pro-sudistes des quantrill' s raiders…leur chef se nomme William Clarke Quantrill… "
Ce n' est pas l' armée régulière comme le fait remarquer un civil ( page 7 de la bd ).
Cette équipe de pillards rusée utilise une tactique : les hommes font sonner le clairon, plus précisément la charge yankee pour mettre en confiance les civils ou les nordistes ( chargés de protéger une ville, par exemple ).
Parfois la bande se divise en deux ( chaque partie de l' équipe tuant, pillant, ravageant tout sur leur passage ! ).