
Le général Alexander est un personnage assez complexe car il peut montrer différents visages et traits de caractère qui sont parfois diamétralement opposés.
Je vais donc essayer dans cette description de définir les différents traits de caractère de ce personnage en envisageant divers points de vue, qu'il s'agisse de son attitude vis-à-vis de ses hommes de troupes, de son attitude vis-à-vis de Blutch et Chesterfield, de sa qualité d'officier dans l'armée nordiste ou tout simplement de son caractère propre.
1/ Le personnage
Apparu pour la première fois dans Les bleus tournent cosaques (n°12), le général Alexander est devenu au fil des albums un des personnages les plus importants de la série, si ce n'est le plus important après Chesterfield et Blutch eux-mêmes.
Depuis Les bleus tournent cosaques, Alexander est apparu dans tous les épisodes existants à ce jour (avril 2005), à l'exception de quatre albums : Blue Retro (n°18), Grumbler et fils (n°33), Vertes Années (n°34) et Nancy Hart (n°47).
Si sa présence n'est vraiment qu'anecdotique dans quelques albums (ex. El Padre (n°17), Bull Run (n°27), La rose de Bantry (n°30),…), Alexander joue un rôle beaucoup plus important dans de nombreux épisodes en étant à l'origine des missions périlleuses de Blutch et Chesterfield ou même en prenant part entière à l'intrigue (Black Face (n°20), Puppet Blues (n°39), Des bleus et des dentelles (n°22)…).
2/ Ses traits de caractère
Il est difficile de définir des traits de caractères spécifiques pour ce personnage, mais lorsque l'on pense au général Alexander, ce qui vient à l'esprit c'est qu'il s'agit d'un personnage très colérique. En effet, d'apparence plutôt calme et sûr de lui lorsque l'atmosphère est détendue, le général peut vite " perdre les pédales " lorsque la situation lui échappe. Parmi les meilleurs exemples, on peut citer l'album Des bleus et des dentelles (n°22), où le général fait crises de nerfs sur crises de nerfs, ou encore Bronco Benny (n°16), lorsqu'il est incapable de se contrôler devant la troupe suite aux réflexions saugrenues de Stilman. On pourrait citer d'autres exemples, comme toutes les fois où il passe un savon à Blutch et Chesterfield en frisant l'apoplexie !
Cependant, il faut nuancer, car même s'il s'emporte souvent, une fois que la situation est à nouveau sous son contrôle, il sait faire la part des choses et se montre juste dans ses décisions.
Heureusement pour Blutch et Chesterfield, d'ailleurs, car ceux-ci auraient été fusillés depuis longtemps !
On peut aussi remarquer que le général est un personnage fier de lui et qu'il est très respectueux de son armée. Ainsi dans Puppet Blues (n°39), il n'apprécie pas que sa compagnie soit tournée en ridicule et il confie à Blutch la mission de mettre le photographe Sutton hors d'état de nuire.
Un autre trait de caractère du général est son sens de l'humour. Par de nombreuses réflexions, ce personnage prouve qu'il a un sens de l'humour assez développé, qui est même souvent des plus cynique ! Voici quelques bons mots du général:
Dans Rumberley (n°15), p.7, en parlant des cantinières : " Je me suis toujours plaint aux sphères supérieures qu'on les engageait trop jolies ! S'ils avaient engagé ma femme, croyez-moi, il y a longtemps que les sudistes l'auraient laissée sur place comme mes soldats".
Dans En avant l'amnésique (n°29), p.13, en parlant du "traitement" de Chesterfield pour guérir Blutch : "Entre nous mon cher Horace, s'il réussissait, on pourrait peut-être appliquer la même méthode sur ce pauvre Stark".
Parfois, son humour est tellement cynique qu'il convient parfaitement aux situations dramatiques ou lorsqu'il est en colère. Un exemple dans Des bleus et des bosses (n°25), p. 40, lorsqu'il punit le lieutenant Lovelace : "Si nous avions eu ces bêtes, c'est nous qui serions installés là-haut avec armes et bagages et ce seraient leurs morts qui mouilleraient leur caleçon dans l'herbe détrempée de cette #$£%# de colline !".
2.1 Son autorité par rapport à ses hommes et son Etat-major
Il semble que le général Alexander soit un officier qui sache se faire respecter de ses subalternes, en dégageant une certaine autorité naturelle. Mais il est tout aussi vrai qu'il a une sainte horreur qu'on discute ses ordres ou qu'on aille contre son opinion. Ainsi, combien de fois ne dit-il pas au colonel Horace "Je me fiche de votre avis" , dans Des bleus et des dentelles (n°22), ou encore dans Les cinq salopards (n°21), à la page 4, lorsqu'il réplique au lieutenant qui tente de lui dire désespérément que le 22ème de cavalerie n'a plus que trois hommes : "Il n'y a pas de mais ! Faites passez l'ordre !". On peut citer un autre exemple dans Des bleus et des bosses (n°25), à la p.34, lorsqu'il crie au lieutenant Lovelace : "Je me fiche des ordres du capitaine Stark ! Rejoignez votre poste et au trot ! ". Il s'agit là de 3 exemples parmi de nombreux autres.
Le fait que le général soit un beau parleur lui permet aussi d'embobiner facilement ses hommes sans user de son autorité. Ainsi, dans Rumberley (n°15), il fait croire à Blutch sans trop de difficulté qu'il s'occupe du bien-être des blessés et qu'il va les envoyer dans un havre de paix : "…nous les conduirons dans un magnifique petit village chez des gens accueillants qui prendront soin d'eux ! ". Et on sait maintenant que ce "magnifique petit village" n'avait rien d'accueillant ! Dans Requiem pour un bleu (n°46) page 33-34, on peut constater à nouveau que le général sait manier la prose lors de son petit discours destiné à réconforter Chesterfield (même si dans ce cas, cela se passe dans le rêve de ce dernier).
2.2 Son attitude vis-à-vis des hommes de troupe
Etant donné que sa relation par rapport à Blutch et Chesterfield est un peu particulière, j'envisagerai ce point plus tard, et je ne parlerai dans ce paragraphe que de son attitude vis-à-vis des hommes de troupe en général.
Une fois de plus, l'attitude du général est assez complexe, car elle peut présenter plusieurs visages.
D'un coté, le général peut se montrer assez "paternel" en se souciant du moral de ses troupes, dans Les bleus de la balle (n°28), par exemple, ou encore lorsqu'il permet à Blutch de se marier dans Des bleus et des dentelles (n°22) car le moral des troupes est au plus bas. Mais il est évident aussi que l'on gagne des batailles avec des hommes dont le moral est au beau fixe !
Mais le général, bien que bienveillant, préfère garder une certaine distance avec ses hommes de troupe, pour garder bonne conscience. En effet, bien qu'il sache qu'une bataille va lui coûter de nombreuses vies humaines, il n'aime autant pas y penser.
Voici 2 extraits qui peuvent résumer ces traits de caractère:
Extrait des Bleus en folie (n°32), p.18 :
Un colonel - "A mon avis, Stark et ses cavaliers doivent les prendre d'assaut dès le début des hostilités"
Horace - " Mais ils vont se faire massacrer !"
Stilman - " Bah… une fois de plus ou une fois de moins !"
Et le général, désapprouvant Stilman: - " Stilman, vous avez une façon de juger les choses qui me donne froid dans le dos"
Extrait de l'album Le blanc bec (n°14) :
Le lieutenant Appeltown : - " Mon général, je…"
Alexander : - "Tatata… Pas de paroles inutiles mon garçon ! Tachez de mourir dignement, c'est tout ce que le peuple vous demande"
Le lieutenant à Blutch : - "Il n'est pas très causant !"
Et Blutch : - "Il n'aime pas se lier d'amitié avec les hommes. Ainsi, il n'a pas mal aux tripes quand ils disparaissent !…"
D'un autre coté, il peut montrer également un certain cynisme pour ses hommes. C'est le cas lorsqu'il envoie ses blessés dans un patelin sudiste dans Rumberley (n°15), ou encore lorsqu'il livre Blutch et Chesterfield aux sudistes pour se débarrasser des 5 salopards dans l'album du même nom (Les 5 salopards (n°21)). Il peut aussi même faire subir les pires humiliations à ses hommes, comme au soldat Burke dans Des bleus et des dentelles (n°22), en l'obligeant à se déguiser en femme !
Le général, comme je l'ai dit plus haut, est un homme juste dans ses décisions et il ne déroge pas à la règle lorsqu'il doit sévir. Ainsi, quand il dégrade Lovelace dans Des bleus et des bosses (n°25), c'est parce que celui-ci l'avait bien mérité ! Intransigeant avec les règles militaires, il fera arrêter Pucky dans Drummer Boy (n°31) pour acte de trahison, alors que celui-ci a à peine quatorze ans ! Mais il est tout aussi vrai qu'il ne semble même pas mécontent lorsqu'il apprend plus tard que Pucky s'est évadé. Peut-être a-t-il ainsi la conscience tranquille ?
Enfin, on ne peut parler du caractère du général sans évoquer l'album Black Face (n°20), épisode dans lequel on voit ce personnage sous son plus mauvais jour en agissant de manière assez ignoble. Heureusement que dans cet album, Stilman était là pour le remettre sur le droit chemin !
Ce passage en p.29, une discussion entre Chesterfield, Alexander et un autre général résume très bien ce point de vue:
Le sergent : -" Le malheur, c'est qu'ils s'attaquent aux civils, mon général"
Alexander : - "La belle affaire ! Nous sommes en guerre, n'est-il pas vrai ?"
L'autre général : -" Et puis voyons les choses en face… C'est une affaire entre les noirs et eux ! Nous n'avons rien à y voir !"
Le sergent : - " Mais c'est nous qui leur avons envoyé Black Face"
Alexander : -" Que racontez-vous là, sergent ? Black Face nous a quitté pour rejoindre ses frères de race, c'est tout !
Et l'autre général : " Il a déserté, voilà tout ! Et s'il revenait, nous devrions le punir comme tel !"
Mais comme souvent, lorsqu'il admet qu'il a été injuste ou qu'il a mal agit, il émet certains remords, même difficilement : "Je reconnais qu'on a un peu exagéré… hem… " (Black Face p.45).
2.3 Son rapport à l'autorité
En ce qui concerne son rapport à l'autorité, particulièrement par rapport à Grant, son général en chef, on constate qu'il est assez respectueux de la hiérarchie, en collaborant sans discuter aux plans, même les plus fous, de ses supérieurs (voir Les hommes de paille (n°40); Duel dans la manche (n°37), où il ne fait rien pour stopper l'attaque dans le brouillard, tout en sachant qu'ils courent à la catastrophe).
Cependant, lorsque ses supérieurs dépassent les bornes, il saura s'insurger contre leurs débordements, et s'il le faut, désobéira aux ordres. Par exemple, en graciant B et C dans Les bleus en cavale (n°41), il désobéit clairement aux ordres de Grant. Et quand Stilman lui dit que Grant risque de réclamer la tête de B et C, il lui répond qu'après tout, il est maître chez lui ! Même remarque pour Duel dans la Manche (n°37) lorsqu'il aide B et C à s'évader.
Il peut se montrer très dévoué et protecteur envers Grant lorsque celui-ci met sa carrière en péril. Ainsi, dans L'oreille de Lincoln (n°44), il met tout en œuvre afin que le journaliste envoyé de Lincoln ne découvre pas Grant complètement ivre. Il invite même Blutch et Chesterfield à employer "la manière forte" contre Grant, car après tout, c'est pour son bien !
2.4 Un bon stratège ?
C'est en fait assez difficile à dire, étant donné qu'il y a relativement peu d'albums où on parle de stratégie pure.
Cependant, les plans et les tactiques qu'il met en œuvre semblent infaillibles et lorsque l'un de ses plans échoue, c'est parce qu'il est victime de la situation et c'est souvent la faute à pas de chance ! Le meilleur exemple se trouve sans doute dans l'album Drummer Boy (n°31), où son plan qui semblait infaillible échoue à cause de la présence d'un traître.
En tout cas, c'est un général fort prudent qui sait se méfier de ses adversaires et il préfèrera toujours avoir son armée au complet à ses cotés (même sa cavalerie commandée par Stark !) pour lancer un offensive (ex. Bronco Benny (n°16)).
Le statut du général Alexander au sein de l'armée a d'ailleurs évolué au fil des albums d'une manière qui laisse penser qu'il était fort apprécié de sa hiérarchie. En effet, sans trop parler de réalité historique, car la démarche de la série des Tuniques bleues est avant tout humoristique, on peut tout de même noter une évolution dans le statut d'Alexander. Dans Rumberley (n°15), on apprend que celui-ci était à la tête d'une armée de 3000 hommes avant que ses troupes ne soient totalement décimées. Dans Bronco Benny (n°16), le voilà à la tête de 60000 hommes ! C'est du moins ce que laissent penser les différentes discussions de son Etat Major en p. 4 : "… Ils n'ont que six mille à nous opposer, ils devront se battre à un contre dix". Et enfin pour terminer, dans les derniers albums, Alexander apparaît comme l'un des principaux bras droit de Grant lui-même, le général en chef des armées du Nord. On peut donc voir une évolution dans le statut d'Alexander, qui apparaît comme étant un général de plus en plus important au sein de la hiérarchie au fil des albums.
3/ Son comportement par rapport à Blutch et Chesterfield
3.1 Evolution de son comportement
Dans les tous premiers albums où le général est apparu, ses relations envers B et C se bornaient à un rapport entre général et hommes de troupe. Il était même assez distant par rapport à ces derniers. On le retrouvait essentiellement dans les discussions d'Etat Major, à discuter des différents plans de bataille ou des missions à confier, bien évidemment à nos deux compères.
Mais il ne faudra pas attendre longtemps avant que le général ne se "rapproche" des deux héros car dès le quinzième album, Rumberley, il a une première véritable discussion avec Blutch, et ce dernier trouvera d'ailleurs Alexander plutôt sympathique. Dans les albums qui suivent, ce rapprochement entre Alexander et les deux héros va se confirmer d'avantage (Ex. Le David (n°19), Black Face (n°20)…).
Dans les rapports qu'il a avec Blutch et Chesterfield, on peut dire qu'il y a eu une certaine évolution. Et je dirais que cette évolution est dépendante de l'évolution même des caractères de Blutch et Chesterfield.
Au départ, il s'adressait toujours à Chesterfield en premier lieu pour leur confier une mission. Et c'est Chesterfield lui-même qui, la plupart du temps, choisissait Blutch pour l'accompagner. (voir L'or du Québec (n°26), Le David (n°19), Bronco Benny (n°16)…).
Dans les derniers albums, la perspicacité de Blutch et la bêtise du sergent se sont accentuées et on a pu voir une modification de l'attitude d'Alexander envers eux.
En effet, on a vu de plus en plus souvent le général s'adresser directement à Blutch sans passer par le sergent, afin de lui confier des petites missions. (par exemple Puppet Blues (n°39), Qui veut la peau du général ? (n°43), voire même Quantrill (n°36) où il donne le "beau rôle" à Blutch…).
3.2 Alexander: Ange ou démon pour B et C ?
Le général peut montrer deux visages vis-à-vis de Chesterfield et Blutch.
Il est capable d'une part de leur faire des coups fourrés comme par exemple en les livrant aux sudistes pour satisfaire à un plan foireux de Grant (Cf. Les Hommes de pailles (n°40)) ou encore dans Les cinq salopards (n°21) pour se débarrasser des cinq criminels.
De plus, lorsqu'un plan ou une mission échoue, il choisit toujours… Blutch et Chesterfield comme boucs-émissaires ! (Les Hommes de paille (n°40), Black Face (n°20), Les cousins d'en face (n°23)…). Souvent, il leur réserve ni plus ni moins que le peloton d'exécution !
Extrait croustillant de Black Face (n°20) :
"Cette fois, votre compte est bon ! Paf Paf Paf ! Qu'on prépare le peloton sur le champ ! Je le commanderais personnellement ! En joue ! Feu ! Paf Paf Paf ! et puis une pelle pour creuser vos tombes…et puis je m'asseoirais dessus pour être certain que vous n'en sortirez pas ! Ha Ha Ha Ha !".
Heureusement, cela ne se borne qu'à des paroles, Blutch et Chesterfield ont toujours eu la vie sauve ! Une fois ses erreurs reconnues, le général change d'avis et il va même jusqu'à protéger Blutch et Chesterfield contre Grant dans Les bleus en cavale (n°41) !
D'autre part, le général peut aussi être bon et juste envers Blutch et Chesterfield, par exemple lorsqu'il leur évite le peloton d'exécution dans Duel dans la Manche (n°37) et, comme je l'ai dit précédemment, lorsqu'il les gracie dans Les bleus en cavale (n°41) :
"Après tout, ce n'est pas tout à fait de leur faute…".
3.3 Blutch et Chesterfield : Amis du général ?
Le général éprouve-t-il une certaine amitié pour B et C ou bien les considère-t-il comme deux soldats parmi les autres ? En tous cas, on a l'impression parfois qu'il règne un esprit de franche camaraderie entre le général et les deux compères. Dans Le David (n°19), par exemple, il se veut rassurant envers le sergent alors que Blutch est sur le point de se faire fusiller : " Il crâne, je vous dis …" Et lorsqu'il voit que Blutch ne change pas d'avis, il commence à paniquer: " Mais qu'est-ce qu'il attend ! Qu'est-ce qu'il attend !".
Cependant, il n'admettra jamais qu'il les apprécie, et lorsqu'il veut se justifier lorsqu'il leur a sauvé la mise dans Duel dans la Manche (n°37), il se retranche derrière une plaisanterie de mauvais goût : "Si je vous ai sauvé du peloton d'exécution, c'est pour des raisons d'économies. Nous préférons garder nos cartouches pour ceux d'en face !".
D'ailleurs, le "Ils lui manquent déjà…" de Stilman dans les Hommes de paille (n°40) en dit long sur les sentiments du général pour B et C.
4/ Conclusion
Pour conclure sur le personnage du général Alexander, je crois qu'on peut dire de lui que, même s'il est impulsif dans ses décisions et colérique dans ses interventions, qu'il s'agit d'un général assez juste envers ses hommes. Car même quand il exagère, il arrive toujours un moment où il sera pris de remords (ex. Black Face (n°20)), et il reconnaîtra ses erreurs. A vrai dire, le seul album où il n'a pas eu l'occasion d'exprimer ses remords est Rumberley (n°15), suite à l'intervention musclée de Stark et ses cavaliers !
Bien qu'il essaie de rester distant par rapport à ses hommes de troupe, il se soucie de leur moral, de leur bien-être, peut-être aussi par nécessité. Il semble apprécier et être apprécié par sa hiérarchie, mais il garde un certain bon sens vis-à-vis des décisions de ses supérieurs sans toutefois discuter les ordres. C'est seulement une fois que le mal est fait qu'il agit pour réparer les pots cassés !
Nos deux héros sont les seuls soldats hors Etat-major avec lesquels il est proche. Je dirais que le général ressent indéniablement une certaine amitié pour eux, surtout dans les derniers albums, et s'il leur joue souvent des coups fourrés, c'est parce que, d'une manière ou d'une autre, il sait au fond de lui qu'ils parviendront toujours à s'en sortir.
Laurent N. alias Bronco - décembre 2003 et avril 2005