
La guerre de Sécession est réputée comme étant la première à montrer la guerre, les plans, les ruines ainsi que les morts et les ravages.
Brady est comparé par ses biographes à un historien. Mathew B. Brady est né en 1823. Il a suivi des études artistiques. Très intéressé par la technique, il se lie d’amitié avec Morse, puis voyage en Europe où il rencontre Daguerre, l’inventeur du déguerréotype (ancêtre de la photographie).
Lorsque la guerre éclate, il s’entend avec des généraux pour photographier les champs de bataille. Il est soutenu moralement par le département d’État et financièrement par les services secrets.
La boîte Anthony et C° lui fournit le matériel, les produits chimiques et les voitures pour préparation et développement, très vite assaillies de soldats qui veulent envoyer des photos à leurs familles.
Ses adjoint ne s’appellent pas Blutch, mais D.B. Woodbury, Wood et J. B. Gibson. Ainsi qu’O’Sullivan qui a ensuite rejoint Alexander Gardner, un concurrent dont on parle dans Puppet Blues.
Effectivement, au début de la guerre, il est impossible de photographier le mouvement. Mais la maîtrise de la technique se fait peu à peu et le travail devient plus important : les photos deviennent moins froides et Brady engage 35 assistants pour l’aider.
A la fin de la guerre, on estime à 8000 le nombre de planches. Il en cède 2000 à son fournisseur de matériel en dédommagement et cherche à vendre les autres en Europe. Mais le Congrès le lui interdit et les rachète en 1871. Elles ont été, paraît-il, mal entretenues, malgré le budget spécial de 25 000 dollars de l’époque (le capitaine Stark devrait gagner environ 20 ou 25 $ ! !)
Mathew Brady (issu de Hélène Puiseux, les Figures de la Guerre, Gallimard, le Temps des Images, 1997)
Merci à Bruno pour les infos !